Exotic Waste Life

Avec l’aide à la recherche de l’ADAGP

Le projet Exotic Waste Life étudie la métamorphose de nos déchets en organismes semi-vivants, un phénomène méconnu résultant de l’activité humaine et ayant des conséquences observables sur l’environnement marin.

Ces organismes chimériques sont constitués exclusivement de résidus issus des productions humaines : des agglomérats et débris principalement de plastiques, de métaux (dont des métaux lourds) et de fibres, mais également de substances chimiques (néonicotinoïdes, hydrocarbures polycycliques aromatiques, PFAS, résidus de pesticides, polluants plastiques « émergents », perturbateurs endocriniens…) provenant de productions industrielles de masse. De plus, certains produits issus de laboratoires et de la pétrochimie, bien que difficilement collectables sur les plages, font partie de la liste des Polluants Organiques Persistants (POP).

Ces déchets, en s’agglomérant de manière inattendue, entraîneraient des restructurations moléculaires et biologiques. Ils se recomposeraient alors sous des formes semi-organiques, donnant naissance à de nouvelles bactéries de synthèse dotées de leur propre code génétique. Bien que très peu connus du grand public, ces semi-organismes ont envahi nos écosystèmes depuis un demi-siècle. Leur développement et leur prolifération sont constamment favorisés par nos activités humaines. S’il est difficile à ce jour de prévoir leur évolution dans les décennies à venir, il s’avère néanmoins évident que nous devrons nous adapter à leurs comportements.

Au travers d’un « cabinet de curiosités revisité », ce projet propose à la fois une étude comportementale de ces organismes semi-vivants, aux mouvements et aux formes intrigants – ainsi qu’une réflexion sur l’impact des activités humaines, probablement irréversibles, sur nos écosystèmes et sur l’incertitude quant au devenir de ces derniers.

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